Colloque du CoIN

lemauvaissentier

Création d’un site événementiel et retransmission en direct de la conférence inaugurale du COllège International du Nucléaire, le 9 novembre 2015, à l’Institut des Systèmes Complexes de Paris Ile de France.

 

Organisée par le Laboratoire International Associé « Protection humaine et réponses au désastre » (InSHS-CNRS) du Centre Lillois d’Etudes et de Recherches Sociologiques et Economiques (Clersé-CNRS-Université Lille1), The Graduate School of Global Studies, l’Université Doshisha à Kyoto et l’Université de Fukushima, cette conférence était donnée à l’Institut des Systèmes complexes , dans une salle au nombre de places limité à 50 personnes.
La création d’un site événementiel a permis d’en élargir l’audience jusqu’au Japon et aux États-Unis. Il en diffuse aujourd’hui les podcasts, en version originale, car les traducteurs se sont opposés à ce que leur travail soit partagé en dehors des termes du contrat qu’ils avaient conclu.

Thierry RIBAULTChercheur, CNRS-CLERSE-Université de Lille 1

 

 

Keith BAVERSTOCKradiobiologiste, ex-directeur du Radiation Protection Programme du World Health Organisation’s Regional Office for Europe ; chercheur à la Faculty of Natural and Environmental Sciences, University of Eastern Finland, Finlande.

 

 

Annie THÉBAUD-MONYsociologue, Directrice de recherche honoraire INSERM, chercheur au Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle (GISCOP 93), IRIS / Université Paris XIII, Bobigny, France

 

 

Toshihide TSUDAépidémiologiste, Professeur d’épidémiologie environnementale, Department of Human Ecology, Graduate School of Environmental and Life Science, Université de Okayama, Japon

 

 

Dillwyn WILLIAMSprofesseur émérite d’histopathologie à l’Université de Cambridge, Senior Research Associate, Department of Public Health, Université de Cambridge, Royaume Uni.

 

 

Cécile ASANUMA-BRICEchercheur associée, CNRS-CLERSE-Université de Lille 1, Maison franco-japonaise, Tokyo, Japon

 

 

Anne GONONprofesseur, The Graduate School of Global Studies, Doshisha University, Kyoto, Japon

 

 

Nous souhaitons, dans cette conférence inaugurale du COllège International du Nucléaire, concentrer notre intérêt sur la nature, la place et le rôle de l’information et du savoir dans la société nucléaire.
Il s’agit de contribuer à mettre au jour l’articulation critique entre la production de connaissance et la protection humaine.
Le désastre nucléaire de Fukushima constitue un cas d’école en la matière, particulièrement en ce qui concerne le débat sur les effets sanitaires du rayonnement ionisant dit à « faible dose ».
Ce que nous savons et pourquoi nous le savons constitue un point de départ essentiel au questionnement portant sur ce que nous souhaitons protéger.
Or que savons-nous de la manière dont le rayonnement provoque le cancer et d’autres maladies ?
Beaucoup, même si de nombreuses lacunes subsistent.
Concernant l’absence d’un seuil de dangerosité en matière d’exposition au rayonnement et quant aux conséquences de cette exposition sur les cancers et les autres maladies, nous avons à notre disposition une connaissance relativement conséquente.

 

Toutefois, bien que l’hypothèse d’une relation dose-effet « linéaire sans seuil» soit désormais attestée pour de très bas niveaux d’exposition, elle continue d’être contestée. De fait, l’histoire de la protection radiologique est aussi celle des tentatives récurrentes, notamment après chaque nouvel accident, de définition d’un niveau de risque qui pourrait être tenu pour négligeable en terme sanitaire, voire optimisable.
Il s’agit dans cette conférence, en s’interrogeant sur la manière dont la controverse sur les « faibles doses » de rayonnement est réactivée dans le contexte de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, de mettre au jour les contextes, les processus et les stratégies de production de l’ignorance concernant le nucléaire, « ignorance produite » volontairement par le secret, la désinformation ou la production du doute quant aux certitudes scientifiquement établies.
Retracer l’effacement des réalités du nucléaire, ici les effets sanitaires des « faibles doses », de la connaissance publique, et comprendre l’impact d’un tel effacement sur une nouvelle définition insécuritaire de la connaissance, constitue l’orientation épistémologique de cette conférence.
Les organisateurs

Lundi 9 novembre 2015

MATIN

      L'ignorance, c'est la force

 

      Rayonnements ionisants à « faible dose » : quel est le problème et comment l’ignorance est-elle générée ? (en anglais)

 

      Discussions (en français, en anglais et en japonais)

 

APRÈS-MIDI

      Radioactivité, amiante, plomb : une histoire de l’incertitude indéfiniment reconduite

 

      Une épidémie de cancer de la thyroïde à Fukushima (en japonais)

 

      Intervention (en anglais)

 

      Discussions (en anglais, en japonais, en français)

 

*Cette intervention a fait l’objet d’une conférence de presse du professeur Tsuda le 10 novembre, qui a été filmée filmée par Togashi San et traduite en français par Cécile Asunama-Brice.