[19] Freezone

6 novembre 2016
Proposée par Calimaq
Diffusée le(s) Samedi
de 14h à 14h30

[19] Freezone

Au menu de l’épisode 19 de Freezone:

  • A surveiller : L’affaire « Dancing Baby » arrive devant la Cour suprême des États-Unis. Depuis presque 10 ans, une mère se bat en justice à cause d’une vidéo de 29 secondes publiée sur Youtube où l’on voir sa fille danser au son de la chanson « Let’s Go Crazy ». Alors que le chanteur est mort, après avoir perdu contre la mère, Universal Music s’accroche encore et veut une revanche devant la Cour suprême. Derrière le ridicule de cette affaire, il y a pourtant des questions importantes en jeu, notamment sur l’automatisation des demandes de retrait des contenus sur les plateformes.
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  • Justice privée : En 2015, le Ministère de la Culture a organisé la signature de chartes entre les ayants droit, les intermédiaires de paiement et les régies publicitaires pour lutter contre les sites contrefaisants en asséchant leurs recettes. Pour cela, une liste noire de sites a été élaborée, sans avoir été jamais publiée. Le propriétaire du site 1fichier.com qui soupçonnait de figurer sur cette liste a fait une demande CADA pour obtenir ce document. Mais la commission constate que cette liste n’existe pas au Ministère de la Culture. Seuls les ayants droit en disposent. Un parfait exemple du risque de laisser se développer une justice privée au nom de la protection du droit d’auteur…
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  • Pépite (pas) Libre : Cette semaine est sorti le documentaire « Nouveau Monde » tourné par Yann Richet, qui présente une série d’alternatives pour sortir des différentes crises que nous traversons. Bien que proche de « Demain » de Cyril Dion et Mélanie Laurent, ce film s’en démarque parce qu’il met l’accent sur l’impact positif d’internet et insiste sur l’importance de l’Open Source et des licences libres pour le passage à l’échelle des alternatives. Pourtant, le film lui-même n’est pas sous licence libre, ce qui crée une certaine contradiction entre le fond et la forme, et ce d’autant plus qu’il a été en partie financé via un crowdfunding. Comment expliquer ce genre d’incohérences et verra-t-on un jour un film qui aille jusqu’au bout dans la défense des alternatives, y compris dans son mode de diffusion ?